Notre recherche

Nous répondons aux besoins actuels des Canadiens en matière de santé mentale et avançons la recherche fondée sur des résultats, en engageant nos parties prenants – les personnes ayant de l’expérience vécue, les gouvernements, les organismes de santé mentale et les fournisseurs de services – pour informer et guider notre travaille.

Comment pouvons-nous utiliser la technologie pour améliorer ou soutenir la santé mentale des enfants et des adolescents en Ontario – et, idéalement, au-delà ?

Ce défi de recherche a mené à un partenariat entre le RSMC et le Centre d’excellence de l’Ontario en santé mentale des enfants et des ados en 2019, et à la création des Subventions pour les nouvelles technologies en santé mentale des enfants et des jeunes, avec un autre projet de recherche collaborative en cours !

Le RSMC et le Centre, des organismes aux vues similaires qui favorisent l’innovation et la collaboration, ont co-financé trois subventions de recherche de 100 000 $ pour faire progresser les solutions numériques fondées sur des données probantes qui aideront les enfants, les jeunes et les familles à surmonter les obstacles à la recherche d’aide.

De nombreuses propositions de recherche de haute qualité, axées sur les résultats, ont été reçues et examinées par un groupe consultatif indépendant, dont les divers membres comprenaient un consultant en informatique, une personne ayant une expérience vécue, des professionnels de la prestation de programmes ainsi que des chercheurs académique.

Trois projets inventifs ont été choisis pour leur potentiel d’impact large et profond :
  • Un projet pilote d’intervention numérique pour traiter les problèmes de santé mentale des frères et sœurs d’enfants ayant des besoins spéciaux, dirigé par les co-chercheurs principaux Dr Shannon Scratch, du Holland Bloorview Kids Rehabilitation Hospital, et Dr Alex Elkader, des Kinark Child & Family Services

Les frères et sœurs d’enfants handicapés courent un risque beaucoup plus élevé de développer des problèmes de santé mentale, y compris des problèmes sociaux, émotionnels et comportementaux, et sont souvent négligés lorsque les familles bénéficient de services. Souvent, les frères et sœurs “souffrent en silence” en raison du sentiment de culpabilité et du besoin d’être parfait pour éviter d’ajouter du stress à la famille. SibworkS est une intervention de groupe en personne qui se concentre exclusivement sur le comportement cognitif des frères et sœurs. Le programme de six semaines renforce leur perception du soutien social, de l’estime de soi, des capacités de résolution de problèmes et des comportements d’adaptation, tout en favorisant des relations positives entre frères et sœurs. Un essai comparatif randomisé a montré que SibworkS a conduit à une amélioration générale du fonctionnement émotionnel et comportemental des frères et sœurs, avec un effet moyen à important après l’intervention qui s’est maintenu au long d’une période de suivi de trois mois. Cette subvention contribuera à faire de i-SibworkS, une alternative virtuelle qui sera testée dans trois villes différentes de l’Ontario, avec pour objectif ultime d’étendre sa portée et son accessibilité.

  • Une application SNAP pour aider les enfants ayant des problèmes de comportement et leurs familles à développer des capacités d’adaptation à la maison, dirigée par les co-chercheurs principaux Dr Leena K. Augimeri, de l’Université de Toronto et le Child Development Institute, et Dr Lynn Ryan MacKenzie, du Child Development Institute

Stop Now And Plan (SNAP) est un programme en personne, spécifique au genre, qui apprend aux enfants de 6 à 11 ans ayant des problèmes de comportement, et à leurs parents, comment faire de meilleurs choix “dans le moment”. SNAP apprend aux garçons et aux filles comment améliorer leur régulation émotionnelle et leurs capacités à résoudre les problèmes. Il est hautement considéré comme “l’intervention la plus développée et la plus durable à ce jour pour les jeunes délinquants” et “le meilleur programme basé sur des preuves pour les enfants agressifs ayant un potentiel violent et chronique grave”. Cette subvention permettra de développer une version accessible de l’application SNAP pour aider les enfants et les familles à développer des capacités d’adaptation à la maison – plus importantes que jamais grâce à COVID-19. L’équipe de recherche fera appel à des jeunes qui ont participé au programme SNAP pour concevoir conjointement l’application conviviale et sa programmation interactive. Ils testeront ensuite l’application auprès de deux cohortes de jeunes du nord et du sud de l’Ontario, et suivront et évalueront son efficacité.

  • Un groupe de soutien virtuel dirigé par des parents pour les parents d’enfants et de jeunes souffrant de troubles alimentaires, dirigé par les co-chercheurs principaux Dr Jennifer Couturier, de l’Université McMaster, et Erica Crews, du Danielle’s Place/Reach Out Centre for Kids (ROCK)

Les avantages des groupes de soutien par les pairs dirigés par les parents sont bien documentés dans la littérature pour les enfants handicapés : ils procurent un sentiment d’appartenance et aident les parents à mieux gérer le monde et à défendre leurs enfants. Cependant, pour les parents d’enfants et d’adolescents souffrant de troubles alimentaires, il n’existe aucun rapport qui examine l’acceptabilité, le coût et les résultats pour les parents (charge des soignants, besoins et auto-efficacité) de la participation à un groupe de soutien virtuel dirigé par les parents. Cette subvention permettra de combler ce manque de connaissances en créant deux groupes de soutien virtuels dirigés par les parents, l’un dans le nord de l’Ontario et l’autre dans le sud. L’équipe d’enquêteurs, utilisant une méthodologie qualitative et quantitative, suivra et évaluera l’impact immédiat et à long terme des sessions de groupe sur les parents participants et leurs enfants. En utilisant des éléments des groupes de soutien, ces groupes dirigés par les parents visent à lutter contre l’isolement social, à enseigner des techniques d’adaptation et à donner de l’espoir ; en cas de succès, ce modèle de groupe pourrait être étendu et rendu accessible aux parents de tout l’Ontario et d’ailleurs.

La maladie mentale touche 1,2 million d’enfants et de jeunes au Canada. En Ontario, un enfant et un jeune sur cinq souffrira d’une forme de problème de santé mentale diagnostiqué ; pourtant, cinq de ces enfants et jeunes sur six ne recevront pas le traitement dont ils ont besoin. Ces chiffres ne tiennent même pas compte d’un groupe important d’enfants et de jeunes qui “passent inaperçus” en matière de diagnostic ou de détection.

Le financement de ces trois projets modulables permettra de mieux soutenir les enfants et les jeunes à des moments critiques de leur développement, en augmentant leurs chances de réussite future à l’école, dans leurs relations personnelles et dans leurs choix de carrière.

UTILISER DES SOLUTIONS INNOVANTES POUR LUTTER CONTRE LA CRISE DU SUICIDE CHEZ LES JEUNES AU CANADA :
Le récit de Harry Potter pour enseigner la résilience aux collégiens
et des interventions de groupe en ligne pour soutenir les jeunes vivant avec une psychose

Comment aider nos jeunes à être plus résistants et à prévenir les cas de suicide ? C’est ce qui a motivé le partenariat du CDPM avec l’Institut pour les progrès en santé mentale (IAM) et la création du tout premier Prix de l’innovation en santé mentale à l’échelle du Canada

Lancé à l’automne 2019, le prix de l’innovation a attiré des solutions uniques pour répondre à une crise de longue date en matière de santé mentale : le suicide reste la deuxième cause de décès chez les jeunes au Canada. Le Centre canadien de prévention du suicide cite un environnement scolaire positif comme l’un des facteurs de protection contre le suicide, au même titre que le soutien des pairs et l’estime de soi – tous des éléments clés du travail effectué par nos lauréats : Dr Mark Sinyor et Dr Christopher Bowie.

À PROPOS DE NOS PROJETS GAGNANTS

Utiliser le récit de HARRY POTTER pour enseigner les capacités d’adaptation et la résilience dans les écoles primaires

MARK SINYOR

Un programme gratuit de trois mois, basé sur le troisième livre de Harry Potter – auquel s’ajoute l’expérience de l’auteur J.K. Rowling qui utilise la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) pour surmonter la dépression – enseigne les techniques d’adaptation et de prévention aux élèves de l’école primaire. Sinyor et son équipe ont développé ce programme basé sur Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban pendant quatre ans en partenariat avec des éducateurs, des étudiants et Google. Testé auprès d’une commission scolaire de l’Ontario, le programme est enseigné dans la commission scolaire la plus importante et la plus diversifiée du Canada : le Conseil scolaire du district de Toronto.

Donner un coup de pouce aux communautés isolées en intégrant la thérapie cognitivo-comportementale au soutien par les pairs

CHRISTOPHER BOWIE

Soyez franc et surmontez les pensées stigmatisantes (BOOST), développé par Bowie et son équipe, est une intervention de groupe qui intègre la thérapie cognitivo-comportementale et le soutien des pairs pour améliorer la stigmatisation intériorisée, l’estime de soi et la qualité de vie des jeunes souffrant de psychose. Co-créée et co-animée par des personnes ayant de l’expérience vécue, la thérapie consiste en huit séances dispensées en ligne sur quatre semaines à des personnes souffrant de psychose et vivant dans des communautés rurales ou mal desservies, et impliquera trois provinces.

La recherche proposée par M. Bowie permettra d’élargir cette intervention: en ajoutant des méthodes thérapeutiques qui abordent la suicidalité, en incorporant du matériel que la famille et les amis de la personne psychotique peuvent utiliser, et en effectuant des évaluations de suivi à long terme. Son objectif de recherche est d’examiner comment ce traitement de groupe pour l’auto-stigmatisation affecte les pensées et les comportements suicidaires.

À PROPOS DE NOS LAUREATS

Dr Mark Sinyor est professeur associé de psychiatrie à l’université de Toronto. Il est psychiatre au Sunnybrook Health Sciences Centre, et scientifique associé au Sunnybrook Research Institute. Son travail clinique est axé sur le traitement des troubles de l’humeur et de l’anxiété, et il est le fondateur de PROGRESS (Programme de recherche et d’éducation pour mettre fin au suicide) à Sunnybrook. Ses recherches portent principalement sur la prévention du suicide et la connaissance de la santé mentale. Il a élaboré un programme d’enseignement de la tolérance à la détresse pour les collégiens en utilisant les romans de Harry Potter. Ses recherches ont été présentées dans Time, BusinessWeek, le National et Radio One de CBC.

Dr Christopher Bowie est professeur aux départements de psychologie et de psychiatrie de l’Université Queen’s à Kingston, en Ontario. Il est également psychologue consultant en chef pour Heads Up!, un programme d’intervention précoce en psychose à Kingston, ainsi qu’un clinicien-chercheur au Centre de toxicomanie et de santé mentale. Ses recherches portent sur la cognition et les résultats fonctionnels de la schizophrénie et des troubles de l’humeur, en mettant l’accent sur l’intervention précoce et le développement de nouveaux traitements. Il a été récipiendaire de plusieurs prix, dont le Bourse de nouveaux chercheurs du ministère de la Recherche et de l’Innovation de l’Ontario et le Prix du chercheur indépendant de la Fondation de recherche sur le cerveau et le comportement.

À PROPOS DU DÉFI DU PRIX DE LA RSMC x IAM

Ce partenariat unique entre l’IAM, une plateforme d’innovation communautaire, et le RSMC, un organisme national de recherche en santé mentale de premier plan, souligne l’urgence de trouver des solutions au problème croissant et urgent du suicide chez les jeunes, en particulier chez les jeunes vivant avec une psychose. Ce prix de 50 000 dollars chacun, financé par des donateurs, a mis au défi des équipes de pointe dans les domaines de l’innovation, de la recherche et des soins de santé de développer des interventions et des prototypes.

L’ALBERTA, LE CANADA ATLANTIQUE ET L’ONTARIO ENREGISTRENT LA PLUS FORTE AUGMENTATION DES NIVEAUX D’ANXIÉTÉ ET DE DÉPRESSION DEPUIS LA COVID-19, SELON LE RAPPORT DES RÉSULTATS DU SONDAGE

L’Alberta, le Canada atlantique et l’Ontario signalent les niveaux d’anxiété et de dépression les plus élevés au Canada, tandis que le Québec enregistre la plus faible augmentation des niveaux d’anxiété et de dépression. Parmi les Canadiens récemment au chômage, 57 % citent l’impact négatif de la perte d’emploi sur leur santé mentale.

Ces résultats et d’autres conclusions clés figurent dans le rapport sommaire et complet du sondage « La santé mentale en crise : l’impact de COVID-19 sur les Canadiens, » publié le 19 mai par Recherche en santé mentale Canada.

Le sondage du RSMC a été conçu pour saisir la perception qu’ont les Canadiens de leur niveau d’anxiété et de dépression, et pour identifier et évaluer les facteurs qui influencent la santé mentale. Cette enquête inaugurale s’inscrit dans le cadre d’un effort d’un an visant à suivre la crise de la santé mentale COVID-19.

« Nous sommes déterminés à faire progresser la recherche axée sur l’impact afin d’aider les Canadiens à atteindre une meilleure santé mentale, en particulier dans le cadre de cette pandémie. Afin d’informer les parties prenantes, les gouvernements et les autres partenaires du secteur, le CSM s’est engagé à produire une série d’enquêtes au cours de la prochaine année, » déclare Akela Peoples, PDG de RSMC.

En plus du quadruplement des niveaux élevés d’anxiété et du doublement des niveaux élevés de dépression signalés plus tôt dans les premiers résultats du sondage, le sondage complet du RSMC montre que :

  • Les résidents de l’Alberta signalent la plus forte augmentation des niveaux d’anxiété élevés (+20 %), tandis que les résidents de l’Ontario (+17 %), du Canada atlantique (+16 %) et de la Colombie-Britannique (+15 %) signalent une augmentation similaire, et que les résidents du Québec signalent la plus faible augmentation (+10 %). De même, les niveaux de dépression élevés augmentent le plus chez les résidents du Canada atlantique (+12 %), suivis par ceux de l’Ontario et de l’Alberta (+8 % chacun), et le moins chez les résidents du Québec (+2 %).
  • 28% des Canadiens ont indiqué une augmentation de la consommation d’alcool par semaine depuis le début de la COVID-19, mais estiment que l’impact sur leur santé mentale est relativement neutre à ce stade.
  • Les Canadiens avec des enfants de moins de 18 ans notent un impact positif plus important sur leur santé mentale des interactions avec les membres de leur famille dans leur ménage (41%) que ceux sans enfants (30%), malgré une augmentation des conflits non physiques (36%) par rapport aux Canadiens sans enfants dans leur ménage (23%).
  • Les résidents urbains déclarent se sentir nettement plus soutenus par leurs employeurs dans leurs besoins de santé mentale (avant COVID-19 : 51% ; depuis : 53%) que les résidents ruraux (28% ; et 34%, respectivement).
  • 57 % des Canadiens récemment au chômage affirment que leur santé mentale est affectée par la perte d’un emploi.
  • Le ralentissement économique (48 %) est la deuxième préoccupation des Canadiens salariés, suivi par la perte d’un emploi pour un membre de la famille (43 %), la perte d’heures de travail ou de salaire (42 %) et le licenciement (38 %).

Le sondage a été réalisé dans les deux langues officielles par Pollara Strategic Insights pour le compte de la RSMC du 22 au 28 avril, et a été réalisé auprès de 1 803 Canadiens âgés de 18 ans ou plus et de l’ensemble des provinces et territoires.

Recherche en cour

Étude mondiale des bailleurs de fonds pour la recherche en santé mentale

En partenariat avec l’Alliance internationale de bailleurs de fonds pour la recherche en santé mentale

Le RSMC a financé la composante canadienne du projet

Cette première étude mondiale examinera les dépenses de recherche en santé mentale dans le monde. Cela fournira une base de référence précieuse sur les sommes consacrées à cette recherche, les types de maladies qui sont financées, et le montant des dépenses consacrées aux activités de recherche, de la recherche biomédicale fondamentale aux services de santé. Les résultats de cette étude devraient être publiés avant la fin de l’été 2020.

Recherche archivée

Explorer l’éventail des recherches d’importance que nous avons appuyé que ce soit de la recherche biomédicale pour élaborer des indicateurs de santé mentale à l’échelle nationale jusqu’à l’analyse de l’efficacité des traitements. Nos chercheurs visent tous à améliorer la santé mentale des Canadiens au moyen d’initiatives de pointe et visionnaires.

(en anglais seulement)

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